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courslille3
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Quelques cours de Lille 3, Licence Histoire
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Blog Littérature
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30.11.2007
Dernière mise à jour :
05.05.2008

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trés complet pour résumé
Par gueye, le 17.05.2013

malheureusemen t pour toi, cashcash, le siècle des lumière n'est pas le 17ème siècle mais le 18ème... je te ra
Par Ella, le 06.02.2013

très intéressantes toutes ces infos sur l'évolution du climat dans les zones désertiques.
Par Anonyme, le 30.01.2013

pas mal du point de vue general.pourqu oi pas une specialisation sur les activités sociales dans les provinces
Par nkizogo ngomo, le 13.12.2012

merci, j'ai appris énormément de choses; cet article m'a éclairée sur le siècle des lumières :-)
Par cashcash, le 01.12.2012

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Chapitre 1 : Les débuts de la démocratie en France

Chapitre 1 : Les débuts de la démocratie en France

Publié le 30/11/2007 à 12:00 par courslille3
Chapitre 1 : Les débuts de la démocratie en France

En 1848, l’instauration du suffrage universel masculin à lieu en France, c’est le premier pays d’Europe à adopter ce suffrage, les seuls précédents étant certains états américains et certains cantons suisses.

Héritière de celle de 1789 même si elle possède une ambiance romantique, la révolution de 1848 anéanti la monarchie de Juillet (1830-1848), qui possédait un régime libéral (le roi-citoyen), bien qu’il n’était pas démocratique (vote censitaire). Ce système abouti à la situation de 250 000 électeurs pour 9 millions d’électeurs potentiels. Ce régime de notable a subi plusieurs pressions afin d’élargir le nombre d’électeurs.

En février 1848, alors que l’Europe connaît un ralentissement de son économie depuis 1846, c’est l’explosion et Louis Philippe doit s’exiler, Guizot, le chef de gouvernement, également.

Un gouvernement provisoire est instauré, gouvernement qui prend une série de mesures politiques (5 mars 1848 : Suffrage Universel) et sociales.

Ainsi, de plein de bonnes intentions, le gouvernement :
- reconnaît le droit au travail
- réglemente la journée de travail à Paris
- Louis Blanc crée les ateliers nationaux, organes publics recrutant les chômeurs afin de leur donner un travail.

En avril 1848, conformément a sa promesse, le gouvernement effectue des élections générales afin d’élire une Assemblée Constituante. Une Assemblée très critique sur les aspects sociaux. En Juin 1848, l’Assemblée fait dissoudre les ateliers nationaux, ce qui provoque le 23, le 24 et le 25 des soulèvements qui sont réprimés par l’armée.

Les journées de juin marquent la fin de l’idée d’une République sociale. En novembre 1848 l’Assemblée vote l’établissement d’une constitution qui institue deux pouvoirs.
- Le président de la République, tout en réglementant son nombre de mandat par crainte d’un retour à la monarchie.
- L’Assemblée Législative.

Mais ils ne peuvent ni dissoudre, ni destituer l’autre, la séparation des pouvoirs est absolue.

Ces deux pouvoirs sont élus au Suffrage Universel :
- le président est élu le 10 décembre 1848 et l’Assemblée Législative le 13 mai 1849.
Ce sont deux forces de droit qui remporte les deux élections, mais il ne s’agit pas des mêmes.
- Louis Napoléon Bonaparte est élu, par 75% des suffrages, Président de la République, le parti de l’Ordre n’ayant pas posé de candidature.
- Le Parti de l’Ordre (ordre, religion, famille) remporte la majorité à l’Assemblée Législative. Un tiers des voix vont aux Démocrates socialistes (qui se basent sur la solidarité coopérative et l’instruction obligatoire), qui trouvent succès chez les paysans indépendants.

Il y a un conflit qui s’installe entre Louis-Napoléon Bonaparte et l’Assemblée, très habillement, il laisse le parti de l’ordre prendre des lois impopulaires comme la loi Falloux qui donne au clergé une grande place dans l’enseignement, mais aussi la loi électorale qui consiste a revenir sur le suffrage universel, ainsi Adolphe Thiers parle de « vile multitude » qui ne serait pas apte a exercer le droit de vote. Afin de voter il faut ainsi vivre consécutivement trois ans au même endroit. Un électeur sur trois est ainsi exclu.

En 1851, le conflit entre les deux pouvoirs se développe car l’Assemblée refuse de réformer la constitution pour que Louis Napoléon Bonaparte puisse se représenter lors de l’achèvement de son mandat. Le 2 décembre 1851, ce dernier annonce la dissolution de l’Assemblée et laisse le peuple juge en promettant un plébiscite. Toutes les grandes villes sont occupées.

L’opposition des notables est très réduite, elle vient principalement des démocrates et des républicains, qui se soulève en province, notamment dans le sud où quelques milliers de personnes seront emprisonnées ou déportées en Algérie ou en Nouvelle Calédonie.

En janvier 1852, une nouvelle constitution est approuvée par un plébiscite mais ce n’est que le 2 décembre 1852 que l’Empire est proclamé suite, une nouvelle fois, à un plébiscite.

Il s’agit d’un régime autoritaire qui suit l’inspiration du césarisme, c'est-à-dire un pouvoir personnel qui trouve son appui dans le peuple. L’Empire est approuvé par plébiscite par une grande majorité des Français. La constitution de 52 établie un pouvoir exécutif fort, qui est le seul à pouvoir proposer les lois. Napoléon III est directement responsable devant le peuple.

Il y a aussi des assemblées législatives, le Sénat qui est nommé par l’Empereur et qui peut modifier les institutions et la Constitution. Le Corps législatif, élu au suffrage universel, qui vote les lois mais ne peut en proposer, ni faire modifier les propositions du gouvernement. Les ministres n’ont pas le droit de se rendre au sein de cette Assemblée.

Tout en respectant la forme, Napoléon III infléchit la démocratie en établissant le système des candidatures officielles. Il a fallu attendre 63 pour qu’il y ait une quarantaine d’opposant au sein du Corps Législatif.

La vie publique est soumise à un contrôle étroit, notamment sur la presse, même si à partir de 1860 l’étau se desserre. C’est un régime qui se préoccupe du maintien de l’ordre social, de ce fait Napoléon III bénéficie auprès des paysans propriétaires, d’un soutien majeur. L’Empire s’appuie aussi sur l’Eglise la première décennie de son existence, la loi Falloux reste en vigueur.
C’est un régime qui se veut modernisateur, Napoléon III a compris qu’il fallait encourager l’industrialisation, le développement du crédit, des préoccupations sociales et les avenues Haussmann.
Avant 48, Napoléon III a également écrit un livre « l’extinction du paupérisme », il y développe une idée moderne, afin qu’il y ait un développement social, il faut un développement économique.

C’est aussi un régime qui a le souci de la gloire militaire, Napoléon III s’engage ainsi dans la guerre de Crimée, les guerres d’Italie (59-60), l’expédition du Mexique (64-67), ainsi que des expéditions coloniales au Sénégal et en Indochine.

Les difficultés suscitées par les actions de l’Empereur, son autoritarisme, tout cela fait qu’il rencontre l’opposition des républicains qui sont pour la plupart d’entre eux en exil.
Dans les années 60, cette opposition se fait plus forte, et des républicains sont élus. Napoléon III libéralise alors son régime. A l’intérieur du corps législatif, il autorise en 1860 les députés à lui faire un droit de réponse, ce qui fait qu’en 63 Thiers exprime des critiques. Les ministres peuvent désormais se rendre au sein du corps législatif.
En 1868, la liberté de la presse et la liberté de réunion sont rétablies, deux ans plus tard, l’Empereur rétablit le droit d’initiative des lois au corps législatif. A la fin du régime, à défaut d’être un Empire parlementaire, il s’agit d’un Empire libéral.

Ce sont des difficultés liés aussi aux problèmes sociaux, dans les années 1860, Napoléon III accorde un certain nombre de droit, dont le droit de coalition en 1864 qui permet aux ouvriers de se grouper pour établir des revendications collectives. Sa police tolère également la fondation de chambres syndicales au lieu de les réprimer. Cette politique confie tout d’abord une certaine popularité à l’Empereur, mais bien vite les ouvriers s’opposent ils à ce dernier qui n’est par parvenu a dissocier le Social de la Démocratie.

Il s’agit également de difficultés liées aux guerres, qui ont suscité un certain nombre de critique, notamment de la part de Thiers qui juge que Napoléon III « n’a plus une seule faute à commettre ». Il y a une certaine opposition des catholiques à l’encontre du soutien à l’unification italienne, mais également face au fait que l’Empereur confie l’enseignement davantage aux laïcs qu’aux ecclésiastiques.

La quatrième difficulté est de nature économique, en effet le libre-échange à déplu a un certains nombres de milieux d’affaires qui subissent la concurrence britannique sans être eux même spécialisé dans l’exportation.

Cependant, aussi nombreuses soient elles, toutes ces oppositions sont très dispersées et la chute du Second Empire est davantage liée à la guerre contre la Prusse et à un concours de circonstance, les oppositions n’étant pas assez fortes.