Introduction
1) Le sens même du Désert.
L’étymologie du mot désert vient du latin deserta, c’est-à-dire lieu inhabité, lieu sauvage, c’est une vérité humaine plutôt que géographique et sur les portulans du début de l’époque moderne ce mot désignait encore des régions peu ou pas peuplées, notamment des milieux forestiers dans lesquels seuls quelques moines y habitaient.
Le problème est qu’avec cette définition, le sujet serait bien vaste, car nous pourrions parler de l’Amazonie ou du Grand Nord Canadien, le Désert sera ici étudié sous l’angle naturel.
Le désert représente toujours quelque chose pour les hommes, en France l’imaginaire du désert est le Sahara, mais aux Etats-Unis l’on imagine les déserts américains avec des cactus.
Il est difficile de cartographier les déserts, car les limites en sont floues, mais nous pouvons cartographier les régions arides ou semi-arides à l’aide de mesures concrètes.
La notion d’aridité est spatiale, elle n’est donc pas synonyme de sécheresse qui est une notion temporelle, correspondant à une période. Nous pouvons nous demander quels sont les seuils d’aridité permettant de différencier une région aride, ou semi-aride.
Cette délimitation est fondée uniquement sur les précipitations, en effet le seuil supérieur est de 500 mm/an, en dessous nous sommes dans le domaine des espaces semi-arides. S’il s’agit d’un seuil arbitraire, cette délimitation correspond à l’agriculture, au dessus de 500 mm/an il est possible de pratiquer l’agriculture sans irrigation. Ces espaces semi-arides correspondent au Sahel (frange méridionale du Sahara) ou aux déserts australiens.
En dessous de 250 mm/an, nous sommes dans le domaine des espaces arides, ce seuil correspond à l’impossibilité totale d’agriculture.
De 0 à 50 mm/an, nous sommes dans les espaces hyperarides, rares, la végétation disparaît ici totalement. Il s’agit du désert de Namib ou encore de l’Atacama.
Les climatologues préfèrent l’utilisation de l’évapotranspiration potentielle (ETP), qui représente la quantité idéale d’eau nécessaire à une plante, ce calcul s’effectue également en mm d’eau par an. En effet dans les régions chaudes, l’évaporation réduit davantage la disponibilité en eau, alors qu’il peut également exister des régions froides où il n’y a que de faibles précipitations.
2) Localisation.
- Les Déserts les plus extrêmes, hyperarides, aux précipitations extrêmement rares et aux températures, en été comme en hiver, chaudes. Ils sont situés en général prêt du littoral comme l’Atacama au Chili, le Namib en Namibie, le désert du Lut en Iran, le Takla-Makan en Asie centrale, ou encore certaines régions du Sahara.
- Les régions arides, Déserts à été chauds mais aux hivers frais, voir froids. Il pleut en certaines périodes de l’année. Il s’agit du désert du Nullarbor , de celui de Simpson en Australie, dans le Sahara autour du cœur hyperaride, ou encore en Arabie, en Asie centrale ou au Mujave aux Etats-Unis.
Les déserts américains sont particulier néanmoins en raison de la présence de cactus, mais aussi de leur diversité.
- Les régions semi-arides qui généralement bordent les précédentes régions, comme le Sahel. Il s’agit de bordures tropicales. Les exemples sont le Deccan en Inde, l’Anomalie Sèche au Kenya, le Nordeste brésilien, ainsi que certaines régions de Patagonie.
3) Pourquoi cette étude est d’actualité ?
Elle est d’actualité car ces régions sont habitées, en effet un tiers de la population mondiale vivrait dans des marges désertiques, et ce tiers connaît une forte croissance démographique, alors qu’il n’y a pas de croissance vis-à-vis de l’accès en eau.
Mais également car ces régions arides occupent une surface considérable, le tiers des surfaces émergées seraient concerné. 191 états sont de même concernés par la lutte contre la désertification. En effet, l’année 2006 fut proclamée Année Internationale des Déserts et de la désertification par l’Onu.
En 2005 est créée en Algérie la fondation des Déserts du monde.
5) Problématique du cours
C’est une réflexion sur la dimension temporelle qui est nécessaire dans cette étude géographique du Désert. Quelles sont les échelles de temps pertinentes pour concevoir la géographie actuelle des Déserts ? Il s’agit en effet de dynamiques qui sont parfois très anciennes.
On cherchera ainsi a comprendre la diversité et la complexité des rythmes humains et naturels, à replacer la thématique des discours actuels dans un cadre supérieur aux dizaines d’années précédentes dans lesquelles nous commençons a nous inquiéter des conséquences du réchauffement climatique.
Stp serait-il possible que tu m'envoye l'ensemble de tous les cours que tu a merci.
Tous les cours que j'ai sur mon pc sont sur ce blog, je ne peux pas t'en envoyer plus.