Il y a ici un changement d’échelle, au lieu de prendre en compte de petites échelles (Terre entière) on prendra de grandes échelles (locales). On s’appuiera sur une carte des risques. Quelle est l’utilité concrète d’une telle carte ?
Tout d’abord il faut comprendre la carte des risques avec l’aide d’un exemple, ensuite on s’éloignera de cet exemple afin d’essayer de dégager des lois générales et enfin nous analyseront le territoire et les risques industriels.
Chapitre 2 : Comprendre les risques
I) Etude et prévention des risques volcanique avec l’exemple du Cotopaxi
1) Quelques données concernant la localisation
(cf carte)
(Note : il est important d’intégrer des croquis, dans des exercices écrits, même s’ils sont simplifiés)
Ce volcan peu connu des européens qui lui préfère l’étude du Vésuve, est responsable de nombreuses catastrophes, comme en 1877, il fait partie de la ceinture de feu qui longe la côte ouest des Amériques. C’est un volcan complexe que l’on qualifie de stratovolcan qui fait 5 897m. Sa forme est presque celle d’un cône rond. Il y a un glacier permanent au sommet.
A proximité, au nord, se trouve Quito, la capitale de l’Equateur, d’où l’intérêt d’établir une carte des risques (cf doc 13 p10).
2) Construire une carte des risques
1ère étape : cf annexe 1
Il faut d’abord repérer les aléas qui se manifestent ici de quatre manières :
- Les écoulements pyroclastiques, qui sont en fait des coulées de laves qui se manifestent ici uniquement sur les pentes du volcan, il y a donc peu de danger.
- Les retombées pyroclastiques, les couches de cendres pèsent lourd en effet et peuvent détruire des bâtiments, nuire à l’agriculture ou encore recouvrir l’herbe consommée par les élevages. Mais il n’y a pas de danger direct sur l’Homme. Cet aléa se dirige ici vers l’ouest, du fait du vent.
- Des avalanches de débris, peu dangereuse pour l’Homme.
- Le Lahar, qui désigne les coulées de boue (la cendre qui retombe sur le volcan fait fondre la neige et la glace), qui demeure le risque principale du fait qu’elles peuvent aller très loin, car elles suivent les fleuves et les rivières. Les lahars sont typiques des volcans des Andes.
2e étape : cf annexe 2
Il faut également tenir compte de la présence humaine dans les alentours du volcan, on a en effet ici deux phénomènes, l’un est la croissance de la population qui est de plus en plus nombreuse, l’autre est leur établissement le long des vallées et sont donc particulièrement vulnérables aux lahars. Dans les deux provinces jouxtant le volcan, il y a 315 mille habitants. La croissance démographique se retrouve principalement au nord, car Quito s’agrandit vers l’est, du fait du climat plus favorable. Au sud, cet accroissement s’observe autour de la ville de Latacunga. Entre ces deux ensembles urbains se trouvent les villages de Machachi et de Mulalò.
220 mille personnes sont exposées aux éruptions, 150 mille sont exposées aux lahars et la population ne cesse d’augmenter (au nord, multipliée par 8 en trente ans) du fait du fort taux de natalité et de l’exode rural, croissance accentuée par la création d’une rocade à l’est permettant un accès plus facile à la région.
3e étape : cf annexe 3
On peut arriver désormais à une première ébauche avec :
- un risque quantifié (élevé, modéré, faible, etc …)
- une distinction entre lahars anciens et lahars possibles
- un risque faible sur les pentes du volcan car il n’y a pas d’habitant
/! Mais ceci n’est pas suffisant, car il n’y a pas la perception du risque par les habitants, or il faut anticiper les réactions des habitants afin de savoir comment les évacuations pourraient elles se dérouler.
Il faut également surveiller le volcan afin de pouvoir prévenir l’accident et donner l’alerte, même si demeure le problème de l’analyse des données qui peut varier d’une interprétation à une autre.
De même, les médias peuvent se faire le relais des informations. Tout comme les notables, les personnalités locales qui sont écoutées par les populations qui leur demandent leur avis.
Le dernier facteur étant la population même, avec des facteurs conjoncturels qui peuvent se résumer par ces questions : Que font les autres ? Es-ce que toute la famille est la ? Que laissons nous derrière nous ? (ex : le troupeau) Pleut-il ou non ? Fait-il nuit ?
Ou encore des facteurs structurels comme la perception du risque ou l’existence d’obstacles géographiques empêchant la fuite.
4e étape : cf annexe 4
Il faut donc établir une enquête pour cerner la perception du risque au sein de la population.
- Comment la transmission de la mémoire du risque a-t-elle pu se faire ? Y a t-il encore une mémoire du risque ?
- Une conscience du risque divergente selon les distances.
- Le volcan est considéré comme dangereux par presque tout le monde, chacun sait qu’il peut exploser, mais presque personne ne se sent lui-même menacé.
- On remarque deux attitudes divergentes, au sud, un peuplement plus ancien où la mémoire est plus vive et qui connaissent les risques, au nord un peuplement plus récent où les 2/3 des habitants ne se sentent pas concernés
- L’Obstacle visuel, si on ne voit pas le volcan, on a tendance à l’oublier
- Il faut tenir compte du degré de confiance vis-à-vis des informations, ou encore vis-à-vis de l’état
- Il y a un lien entre la perception et le milieu social, les jeunes et les urbains ont le moins conscience du risque.
5e étape : cf annexe 5
Il faut tenir compte de la connaissance ou non par les populations des moyens de protection, de prévention et d’évacuation, en effet 15% seulement de la population connaissent les solutions efficaces d’évacuations. De même, jusqu’à 40% de la population adopteront un comportement qui les mettrait encore plus en danger, tel que traverser un fleuve pour rejoindre une grande ville. Il faut également tenir compte des contraintes sociales
A un sondage « qu’est-ce que vous feriez si le gouvernement vous donnerez l’ordre d’évacuer ? »
- il y a 15% de refus catégoriques même si l’ordre est répété
- 40% de la population hésiterait
- le problème de la crédibilité du gouvernement est soulevé dans deux villes, 75% de la population n’obéirait pas à un ordre d’évacuation du gouvernement
- il faut tenir compte de la crainte de perdre ce que l’on a, la crainte du pillage
- certains se résignent face à l’aléa
Premier constat, le niveau socioculturel et la profession influent beaucoup sur le comportement et les perceptions. Les personnes les plus aisées et les plus cultivées réagiraient le plus vite en sachant toutefois qu’il faut nuancer car les riches commerçants et les riches agriculteurs hésiteraient avant de laisser leur bien.
Deuxième constat, les citadins évacuent plus rapidement que les ruraux malgré qu’ils aient moins le sentiment d’être concernés.
6e étape : cf annexe 6
Il faut tenir compte aussi des moyens matériaux pour s’informer ou encore pour évacuer.
Le premier problème est en effet le nombre de pont qui est très insuffisant pour rejoindre des zones plus sécurisées, le second est le fait que la radio n’est pas écoutée par l’ensemble de la population régulièrement.
(p11 les deux documents en bas à droite à réviser)
Il y a deux séries de critères pour définir la vulnérabilité, les sept critères physiques et techniques et les huit critères socio-économiques.
Quand le groupe est urbain, la vulnérabilité est faible, mais il n’y a pas de connaissance des moyens d’évacuation, quand ce groupe est périurbain, ces derniers ont une double ignorance, ignorance du risque et ignorance des moyens d’évacuation ils sont donc plus vulnérables.
Chez les ruraux, ceux qui possèdent une forte mémoire et une conscience des risques, il y a une forte réticence à évacuer, mais les plus vulnérables sont de loin les ruraux qui ignorent les risques.
Carte de Synthèse : cf page 10
La prévention n’est pas la même partout car en effet il faut tenir compte des réalités du terrain et donc adapter la prévention à ces dernières.
En conclusion, deux buts se dégagent, celui de mieux définir et délimiter le risque et celui d’adapter des pistes d’actions précis pour chaque type d’idée. En découle les objectifs suivant, une prévention en bloc sur les lahars, une prévention individualisées au cas par cas, une campagne pour la perception du risque et un travail de responsabilité afin d’accroître la confiance envers les responsables.
II) Des exemples aux théories de la diffusion d’un phénomène
C’est dans le domaine des risques du vivant qu’on a pu établir la diffusion d’une maladie dans le temps et dans l’espace. La diffusion est un concept géographique très important car possèdent trois dimensions, la théorie avec sa logique, un processus (car possède une dynamique et peut se reproduire) et un savoir faire afin de pouvoir représenter la diffusion, l’analyser et l’anticiper.
1) Quelques définitions
Endémie : Maladie récurrente, chronique, dans un espace précis et qui affecte une population donnée. Elles sont bien localisées et n’entraînent pas forcément d’épidémie par la suite.
Carence : Il s’agit d’un manque alimentaire mais n’est pas une endémie.
Epidémie : C’est une maladie qui se diffuse hors de son domaine, de manière plus ou moins rapide et dans des lieux plus ou moins éloignés, c’est le cas du Sida, de la Grippe Aviaire ou encore du Chikungunya.
Pandémie : Une pandémie est une épidémie généralisée touchant quasiment toute une population.
Il ne faut pas négliger les échelles, aucun de ces agents n’a pas de rapport avec l’espace, de même il existe une structure derrière la maladie.
(p 17 doc 25)
Une structure qui est ici bien régulière, en effet, avant les vaccins efficaces, les épidémies revenaient régulièrement dans le temps, et après toute épidémie il y avait plusieurs années de répit.
Cela commence tout d’abord à petite échelle, ici de l’Europe à l’Islande, puis au sein même de l’Islande de la capitale, vers les villes et des villes vers les villages. Vient ensuite, à grande échelle, au niveau des personnes, tout d’abord des lieux publics vers le domicile, et ensuite à l’intérieur même d’une famille.
2) Courbes de référence
(p 18)
La diffusion est un phénomène temporel. En 13 semaines, plus de 14 mille cas furent touchés par la grippe de Hong Kong en Angleterre. Cela peut s’analyser par deux types de courbes, celle du nombre des cas (courbe de Gauss, ou courbe de Gompertz) qui se divise en quatre parties, l’amorce, la diffusion rapide, la condensation et l’essoufflement (ou saturation), ou encore celle du nombre cumulé de cas (courbe en S), elle aussi en quatre parties, l’amorce, l’expansion, la lente expansion et la stabilisation.
(à suivre ...)
Chapitre 1 : Définitions
Il ne faut pas confondre risque et catastrophe, protection et précaution.
Notion : mot qui correspond a une représentation simple de la réalité
Concept : s’inscrit dans une démarche visant à expliquer le mot précisément défini, compréhensible pour tous ceux qui l’utilisent. Un concept peut se résumer quantitativement (ex : magnitude et intensité d’un séisme) mais aussi qualitativement (ex : nature du séisme).
A) Distinguer le « possible » et le certain
B) Le risque est une combinaison entre aléa et vulnérabilité
C) Les risques sont inégalement perçus
A) Distinguer la possibilité et le certain.
Possibilité (risque) Certitude (catastrophe)
- Face à une potentialité qu’un phénomène ou un évènement se produise
- Il peut advenir maintenant ou plus tard
- Le risque révèle une propension probabiliste
- Synonyme : Danger, Aléatoire, Hasard - L’évènement est concret avec des conséquences humaines et matérielles
- Présent et passé
- La catastrophe relève de la réalité
- Synonymes : Fléau, Calamité (retour avec fréquence), Sinistre, Accident, Cataclysme
Risque et Catastrophe ne correspondent donc ni dans l’espace, ni dans le temps, ni dans l’intensité.
* Dans le temps
Risque : Une durée en permanence
Catastrophe : Un temps précis
Mais une catastrophe peut révéler un risque inconnu :
Ex : Risque nucléaire depuis 1945
Ou : Volcan explosif (à nuée ardente) depuis 1905
* Dans l’espace
Catastrophe : Un lieu bien précis
Risque : Espace bien plus vaste (d’où « zone à risque »)
* Dans l’intensité
Risque élevé ne signifie pas qu’il y a de grave catastrophe a répétition.
Faible risque ne signifie pas qu’il n’y a aucune catastrophe
Le risque 0 n’existe pas a partir du moment où il y a présence humaine, mais l’objectif reste de s’en approcher au mieux.
Le risque majeur : Probabilité faible mais s’il se produisait les conséquences seraient graves
B) Le risque est une combinaison entre aléa et vulnérabilité
* Les Aléas
Les Génois ont généralisé le terme « risque » à propos de rocher pouvant causer le naufrage de leurs navires. Les armateurs emploient ensuite ce terme pour les conséquences qu’implique ce naufrage (dette, etc …)
Le risque dépend d’un aléa (terme venant des maths, des probabilités)
Aléa :
- possibilité qu’un évènement survienne, probabilité d’occurrence
- est composé de cinq caractéristiques (une occurrence, une intensité, un lieu donné, une durée, une fréquence)
Pour envisager un aléa il faut tenir compte de toutes ses caractéristiques.
Les seuils des aléas sont très utilisés en météorologie, mais il s’agit pourtant d’une mesure qui n’est pas universelle. En effet en France, la canicule est le fait qu’il y a plusieurs jours consécutif où la température excède les 20°C, aux Etats-Unis, le seuil est fixé à 32°C.
Les aléas ne seront donc pas considérés identiques selon les lieux. Les aléas peuvent également varier dans le temps. Il existe également une différence entre villes et campagnes notamment au niveau de la température.
Ce qui est le plus délicat est de fixer l’occurrence (l’évènement peu se produire) et sa fréquence, car on ne dispose que d’un siècle de données scientifique, il est donc difficile d’établir quoi que ce soit. De même, on ne peut pas savoir quand tel phénomène peut se produire.
Dans le cas des risques industriels, on cumule et on articule tout ce qui peut se produire dans une usine, tout ce qui peut en être à l’origine et tout ce qui peut permettre d’enrayer un tel problème. Ce qui donne un Arbre de défaillance, ou Arbre d’évènement.
* Les Risques dépendent aussi de la vulnérabilité
Définition analytique : La vulnérabilité est le niveau de conséquences possibles d’un évènement sur les enjeux, que ce soit sur les hommes, leurs biens ou encore leur milieux.
On peut tout décompter, c’est notamment ce qui est fait par les assurances.
Exemple p13 : Les risques de grêle en France, la vulnérabilité est inégale, toutes les végétations ne sont pas aussi sensibles (ex : les vignes).
Définition plus large : La vulnérabilité est la fragilité de l’ensemble d’un système (société dans un environnement donné où elle mène ses activités) selon sa capacité à réagir face à une crise provoquée par un aléa.
Deux attitudes sont possibles face à l’aléa.
- la résistance : On utilise des protections à l’aide de moyens matériels pour limiter le danger (ex : les digues)
- la résilience : C’est la capacité d’absorber un changement brutal. Comment une société humaine accepte une crise provoquée par un aléa, et à le surmonter
Les deux attitudes peuvent être utilisées en même temps pour diminuer la vulnérabilité.
Les anglo-saxons distinguent la vulnérabilité individuelle et la vulnérabilité sociale :
La vulnérabilité individuelle est la vulnérabilité d’un individu donné selon sa proximité avec un risque (ex : usine, volcan). Plus on est prêt du risque, plus on est vulnérable.
La vulnérabilité sociale ne comporte pas de notion de distance, mais on prend en compte la densité de population et la répartition des habitants (ex : aéroports a ne pas construire en pleine ville)
C) Les risques sont inégalement perçus
Le seuil d’acceptation diverge selon les pays, mais également selon les époques, par exemple aujourd’hui les risques de famines ne sont plus acceptables dans les pays développés.
Le risque relève d’une perception et d’une représentation du risque.
(doc 4 page 6) La perception du danger est généralement sous-estimée lorsqu’un risque est connu mais qu’il n’est pas bien contrôlé, au contraire, un risque récent mais qui est mal cerné, comme les OGM, est amplifié par la perception.
* Quelques constantes
Avec le temps, la perception diminue, il en est de même selon la distance. De même, l’on retient davantage ce qui nous marque personnellement, plutôt que ce qui est réellement intense, c’est ainsi qu’il faut donc relativiser l’utilité des témoignages pour définir les aléas du passé avant qu’il n’y ait de traces scientifiques car la perception influence sur la représentation du risque.
* Comment les médias influencent, façonnent et perturbent la représentation du risque.
Les médias font tout d’abord un compte rendu de l’aléa, mais de ce fait participent à la construction d’une partie de la représentation. D’autant que les effets sont généralement exagérés, qu’il s’agit toujours de la catastrophe du siècle, afin de s’assurer un certain audimat. Quelques chiffres néanmoins permettent de rétablir en partie la vérité. Les médias jouent sur l’affectif, sur l’émotion et donc sur la perception du risque. Puis, la réalité reprend ses droits lorsque les données et les explications rationnelles sont annoncées quelques jours après.
Il y a ensuite le cas de « silence imposé », c’est ainsi que le plus grand séisme qu’ait connu le monde, en 1976 en Chine, n’a été connu que trois ans plus tard et que l’on ignore encore l’étendu des dégâts. Les médias peuvent également désinformer, comme ce fut le cas lors de la catastrophe de Tchernobyl.
Mais les médias possèdent aussi un rôle positif dans le suivi de l’information, notamment lorsqu’ils reviennent sur une catastrophe du passé afin de voir où en sont les reconstructions et les problèmes qui ont pu se poser.
* Jusqu’où un risque est il accepté et acceptable ?
(doc 8 page 7) A partir d’une tolérance intégrée dans les habitudes, il y a une certaine banalisation du risque, c’est ainsi qu’aux Etats-Unis, le risque du port d’arme autorisé est considéré comme acceptable malgré qu’il soit la cause de trente mille décès accidentels (et davantage de décès liés a la criminalité). Un risque qui n’est pas considéré comme acceptable dans d’autres sociétés.
D) Intérêt et limite des classements des risques.
Par sa dimension spatiale, temporelle qui affecte des acteurs qui s’inscrivent dans des territoires, le risque est un objet scientifique, on peut ainsi essayer d’établir des classements pour quantifier les risques, les assembler entre eux lorsqu’ils sont similaires, etc …
(doc 5 page 6) Il faut inclure la perception et la représentation dans l’analyse du risque.
Mise au point de Méthode :
Pour analyser un document, il faut le comprendre, en dégager son intérêt et ses limites et suivre quatre étapes :
- une présentation rapide mais précise (Date Auteur Nature Sujet ?)
- dégager le thème central et les grandes lignes du document
- faire une analyse détaillée que l’on enrichit avec nos connaissances
- présenter l’intérêt du document, son apport, ses limites (ex s’il possède des imprécisions)
(doc 1 page 5) On peut classer les risques selon leur nature, on voit par exemple sur ce document que l’auteur laisse un flou sur les risques « semi-naturel », il y a de même une imprécision du fait qu’il n’y a que quelques aléas et qu’il n’est pas possible de savoir s’il s’agit d’Ordre et de Chaos vis-à-vis de l’environnement ou vis-à-vis de la société.
On peut également les classer par l’ampleur des catastrophes qui en découle, c’est ainsi que l’on utilise les échelles pour mesurer l’intensité d’un aléa, comme le plus ancien, l’échelle de Beaufort qui permet de connaître la force des vents, ou encore les échelles sismiques.
En effet, l’échelle de Richter mesure l’énergie dégagée par une secousse au niveau de son foyer, c’est-à-dire sa magnitude. Cette échelle de niveau est logarithmique, de ce fait, un séisme de magnitude 5 est trente fois plus puissant qu’un séisme de magnitude 4. Mais cette échelle présente un grand défaut pour les géographes car elle ne présente pas l’impact à la surface.
D’où la mise en place de l’échelle MSK qui mesure en 12 degrés les destructions occasionnées par les séismes en surface. Les chiffres les plus élevés sont souvent à l’épicentre. L’inconvénient et que cette échelle n’indique rien sur les victimes humaines, mais on peut retrouver avec son aide l’intensité des séismes du passé.
Pour les cyclones, on utilise l’échelle de Saffin-Simpson en fonction de l’intensité du vent et de la hauteur des vagues. On utilise également l’échelle Fujita, mais cela afin de mesurer l’intensité des dégâts causés.
Pour le nucléaire, une échelle récente a été créé depuis la catastrophe de Tchernobyl allant de 0 à 7, 7 étant une catastrophe du niveau de Tchernobyl. En dessous de 4, il ne s’agit que d’un incident, mais au dessus il s’agit d’un accident. A partir de 1992 cette échelle fut adoptée presque partout dans le monde.
En ce qui concerne les autres risques technologiques, il n’y a pas réellement d’échelle commune mais pour les établir on prend en compte les produits utilisés, leur quantité, leurs conséquences et les moyens pour intervenir. Ces échelles sont souvent établies en fonctions des dégâts sur l’homme.
Remarque :
• Ces échelles mesurent davantage les aléas et leurs caractéristiques que les risques
• Elles s’appuient sur les impacts sous l’angle des dégâts occasionnés et les mesures se font après que l’incident ne se soit produit. Rien ne permet de déterminer les aléas a venir.
• Ces échelles s’appuient sur le cas par cas mais il n’y en a aucune de générale.
E) Une échelle globale des catastrophes.
(doc 2 p5)
On tient compte de cinq critères
* l’origine et la nature de la catastrophe
* le temps
* la capacité de l’Homme à les prévoir ou non
* le rôle de l’Homme qui peut aggraver ou non
* l’espace concerné
Tout en haut on retrouve les phénomènes brefs, prenant par surprise et ayant un impact énorme, et plus on descend, plus on a affaire à des évènements diffus dans le temps et dans l’espace.
Cette Pyramide a pour intérêt de retrouver une approche complète de tous les critères à la fois, mais il est difficile de la comprendre et de l’analyser, tout comme il est difficile de faire des liens entre les catastrophes qui s’enchaînent.
F) Les théories de la complexité.
(doc 7 page 7)
Il y a trois approches de la théorie :
- La complexité dûe au nombre important de composantes : elle renvoie aux évènements, au contexte et au géo-système, qui sont tous liés entre eux. La difficulté relève ici des structures et des données politiques
- La complexité de comportement quant à elle varie selon le temps, car il y a une absence de prévision sur le comportement des personnes, une absence de loi définissant cela, c’est la théorie du chaos.
- La complexité d’emboîtement de niveau différencie les échelles de niveau, elle est beaucoup plus spatiales (dimension scalière : à plusieurs échelles)
Face à tous ces éléments utilisés lors des catastrophes, il y a deux réactions possibles.
- Considérer un type de catastrophe lié à un aléa
- Considérer toutes les catastrophes sans se fier à un seul aléa, il s’agit d’une analyse multi-variée
(doc 6 page 7)
Pour établir un tel tableau, il faut attribuer seize critères à chaque catastrophe :
- 6 critères vont porter sur une mesure du temps ou de l’espace
- 6 critères pour mesurer la vulnérabilité et l’impact (sur l’homme, sur l’économie, sur la société en elle-même ou encore son niveau)
- 2 critères sur la perception du risque, son niveau et son évolution
- 2 critères sur la prévention et la prévision.
En fonction des résultats cumulés, les catastrophes seront inclues dans une même classe si elles possèdent un même total.
Classe 1 : Très bref, imprévisible et très dévastateur, cette classe n’existe que pour les Tsunamis.
Classe 2 : De même mais avec des effets humains moindres.
Classe 3 : Il s’agit souvent de « super catastrophes » de longue durée.
Classe 4 : L’Homme possède une certaine marge de manœuvre pour faire face.
Classe 5 : Regroupement de catastrophes principalement industrielles et technologiques.
L’intérêt du document est d’adapter les méthodes de prévention au type de catastrophes.
G) On peut considérer les risques et les catastrophes par leur localisation
(carte page 22 et 23)
(docs page 8 et 9)
Tous ces documents envisagent soit l’angle des pertes humaines, soit l’impact économique. Les informations sont énoncées soit selon le continent, le groupement de pays ou encore par état. Ces documents se réfèrent toujours aux catastrophes et non aux risques.
(doc 11 page 9)
Les assurances sont presque toujours les sources des données économiques, du fait qu’elles doivent en assurer les dégâts.
On remarque ici que l’Amérique du Nord est la plus touchée par les coûts car il s’agit d’un continent riche, au contraire l’Asie connaît les aléas les plus meurtriers, notamment du fait qu’il s’agit d’un continent pauvre et très peuplé. Cela nous monte les inégalités entre le Nord et le Sud.
Le doc 10 page 8 quant à lui tient compte du PIB, ainsi un pays pauvre touché dont la somme des dégâts est beaucoup moins élevée par rapport a celle d’un pays riche touché, devra en fait payer beaucoup plus en proportion de son PIB. 131 500 millions de $ ne représente que 7.56% du PIB japonais, là où un milliard de $ représente 50% du PIB du Nicaragua.
H) La répartitions des risques
(page 22)
Toutes les régions du monde ne sont pas égales face aux risques et aux aléas :
Il y a le principe de zonalité, en effet les risques sont principalement localisables en zone tropicale où on y trouve les cyclones mais également 80% des déserts du monde.
Cependant cette zonalité ne fonctionne pas avec les séismes qui eux fonctionne selon l’azonalité, en effet les séismes et les volcans ont lieux aux limites des places qu’il y ait collision ou subduction. Il y a néanmoins quelques exceptions, ont trouve ainsi au milieu d’une plaque quelques volcans, dans ce qu’on appelle des points chauds, comme à Hawaï, ou même encore des séismes sur des anciennes fissures loin des limites de plaque.
Les risques industriels quant à eux, sont davantage liés à la présence humaine, il en est de même pour les maladies qui suivent les voies de communication et de transports.
Conclusion du chapitre :
Nous avons pu voir que les localisations à différentes échelles sont essentielles, mais il faut également prendre en compte le temps.