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quelles sont les causes en resume
Par Anonyme, le 28.06.2018

travail remarquable. exhaustif et solidement documenté. d'une aide précieuse. merci infiniment.
Par Anonyme, le 31.05.2018

très bon article peut être à mettre à jour mais ceci n'est pas la principauté à faire sur cette article
Par jean ninchey , le 29.10.2017

pour vous peut-on parler plutôt d'une société de classe ou d'ordres pour ce xvii ie siècle en conclusion? je
Par zvt, le 22.02.2017

c'est un site très intéressant et complet, bravo, il va en aidé plus d'un ;) !!!
Par Boucle, le 20.09.2016

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Chapitre 5 : Des nationalités aux nationalisme

Chapitre 5 : Des nationalités aux nationalisme

Publié le 17/04/2008 à 12:00 par courslille3
Chapitre 5 : Des nationalités aux nationalisme

I) Les aspirations des peuples européens
Contrairement à aujourd’hui, la nation relevait alors principalement de la gauche et l’extrême gauche. L’Europe hérite les frontières du Congrès de Viennes, qui a eu lieu dans la capitale autrichienne en raison du fait qu’il s’agissait de l’état le plus puissant sur le continent. L’homme fort de l’Europe était alors Metternich qui domina la diplomatie internationale de 1815 à 1848, il fut surnommé « le cochet de l’Europe », il était favorable au retour de la légitimité, à une idée de restauration, de contre-révolution.
A l’opposé de nombreux européens, il n’est pas sensible au philhellénisme et il est opposé à l’indépendance grecque car il y voit une révolution pouvant menacer l’ordre européen.
Lorsqu’il fut renversé par la révolution viennoise lors du printemps des peuples, il écrit au tsar russe pour lui dire que l’homme ne peut stopper un torrent, mais l’endiguer.

1) Liberté, Egalité, Fraternité
La révolution de février 48 est un coup de tonnerre qui met en avant :
- la Liberté : c’est la demande de droits politiques, du suffrage universel, de la liberté d’expression et de presse.
- l’Egalité : on passe d’une égalité des droits obtenu lors de la première révolution à la revendication d’une égalité sociale et au droit au travail, mais ces égalités ne sont pas toujours complémentaires.
- La Fraternité : il s’agit des inspirations chrétienne et des inspirations socialistes, la Seconde République n’est pas laïque, c’est l’utopisme de la charité chrétienne. Mais c’est également l’idée de la fraternité entre les peuples

La France est un vieux pays unifié, mais il n’en est pas de même partout, les révolutions ne sont ainsi non seulement du au souhait de libertés, mais aussi le moyen d’exprimer les revendications nationales d’autonomie ou d’indépendance.
Seules la Grande Bretagne et la Russie ne connaissent pas de révolutions, cette dernière se permettra même d’intervenir à l’extérieur de part sa puissance. Il s’agit pourtant de deux états aux antipodes, l’une étant moderne, libérale et ayant une vie politique, l’autre étant autocratique, agricole et en retard sur le plan économique.

2) l’Empire d’Autriche
Metternich est le symbole et le gardien des monarchies. Ici c’est une minorité, les allemands qui sont huit millions domine une majorité de vingt-sept millions d’individus de diverses nationalités : les magyars (dirigés par l’indépendantiste Kossuth), les slaves du nord (polonais, tchèques, slovaques), les slaves du sud (slovènes, serbes, croates), italiens et roumains. L’Empire joua sur les rivalités entre ses différentes nationalités, comme entre les hongrois et les croates, pour maintenir son autorité.

On parlera de « prison des peuples ». Mais il faut savoir que certains se contenteraient d’une simple autonomie et que d’autres également sont fidèles au souverain, car la nation est parfois assimilée au suzerain, d’où les difficultés des républicains qui utilisèrent des allégories féminines.

Metternich a fait de cet Empire un espace policier, en effet le budget de Vienne pour la police était trente fois plus haut que celui de l’instruction.

3) La Confédération Germanique
Il faut savoir qu’il n’y a pas d’autrichiens et que ceux-ci se sentent proches des bavarois catholiques, et même des allemands du nord de Saxe et de Prusse avec qui ils partagent une culture commune malgré le protestantisme de ceux-ci, mais il n’existe pas d’état allemand.
Cette Confédération établie en 1815 à sa tête l’Empereur d’Autriche qui est ainsi également le Président de la Confédération.

C’est une mosaïque d’états, et le parlement, la Diète, se réunit dans la ville libre de Francfort. Hohenlohe dira qu’il s’agit du « lit dans lequel le peuple allemand a dormi plus de trente ans » car le nationalisme allemand n’était plus aussi actif que face à Napoléon, où à la bataille de Leipzig, les soldats saxons alliés aux français passèrent du coté prussiens.

Se pose cependant de multiples questions : Quelle Allemagne faut-il faire ? Faut-il y inclure l’Autriche ? Les non-allemands qui y habitent ? Mais sans l’Autriche, quel souverain ? Ferdinand Ier d’Autriche ou Frédéric Guillaume IV (qui hésite entre céder ou être ferme face aux revendications populaires, car s’il ne veut pas céder il ne veut pas être un monarque sanglant) ? Quel type de royaume, d’empire ? Avec ou sans représentation du peuple ?

4) La Péninsule Italienne
Il existe sept états, sans lien confédéral mais qui sont gouvernés plus ou moins directement par l’Autriche, à l’exception du Piémont Sardaigne. Il n’y a pas non plus de zone d’union douanière comme le Zollverein pour convaincre l’élite économique du bien fondé de l’unité.

L’élection de Pie IX, perçu comme un Pape jeune et prometteur, et la politique du roi de Piémont qui semble s’orienter vers une politique libérale en autorisant le journal libéral de Cavour Il Risorgimento (la résurrection, la renaissance, le réveil) sont perçus comme des signes de libéralisation.

II) La Vague révolutionnaire
1) la Révolution en Italie et en France
Le 12 janvier 1848 commence la révolution sicilienne à Palerme, il s’agit d’une demande d’autonomie, ainsi que d’une constitution avec un pouvoir législatif élu. Périodiquement il y a eu en Europe des soulèvements demandant une telle constitution, il ne s’agit donc pas d’une première.

En France, Louis XVIII a octroyé une charte, car il ne pouvait effacer totalement les traces laissées par la révolution, mais il ne s’agit que d’une concession, même si celle-ci instaure un parlement de deux chambres, dont l’une est élue au suffrage censitaire.
Son successeur, Charles X, mécontent de l’opposition, décide de dissoudre cette chambre des députés, et souhaite gouverner par ordonnance. Cela constitue une violation de la Charte qui est interprété comme un coup d’état, d’où les trois glorieuses de 1830.
Dans de nombreux royaumes il n’y avait cependant pas de charte.

La constitution de Cadix est un modèle pour l’ensemble de l’Europe méditerranéenne alors qu’elle ne fut jamais appliquée. En lutte patriotique contre la France, et en quête de liberté, les députés libéraux s’étaient réfugiés en 1812 à Cadix. Ferdinand VII n’accepte pas de la faire appliqué à la chute de Napoléon, cela provoqua un soulèvement en 1820 et l’Espagne fut gouvernée par les libéraux pendant trois ans avant que la France ne restaure le pouvoir de Ferdinand VII.
Un mois après la révolution sicilienne se produit la révolution parisienne. La question du suffrage est alors au centre et il y a une entente entre les classes moyennes exclues du vote et les ouvriers.
Louis Philippe abdiquera rapidement sans s’opposer à cette révolution, cependant les monarchistes ne parviendront pas à proclamer son fils roi, et sa femme régente. Le gouvernement provisoire proclame la République le 24 février à l’hôtel de ville de Paris.
Le 29 Février Metternich déclarera : « Aujourd’hui comme il y a un demi-siècle, l’Europe à affaire à la Révolution Française, tous les gouvernements ont affaire à un ennemi commun et sont exposé à voir cet ennemi remporter bien des victoires ».

2) l’Empire d’Autriche menacé d’implosion
Une révolution éclate à Vienne et Metternich doit quitter Vienne le 13 mars, elle vise à mettre fin à l’absolutisme, les autrichiens réclament une constitution. Le 25 avril l’Empereur octroie une constitution, mais cela n’est pas accepté par les libéraux qui la jugent insuffisante, le 17 mai le gouvernement devra accepter la création d’un Reichstag pouvant s’accorder sur le choix d’une constitution. L’Empereur quitte Vienne pour Innsbruck (Tyrol).

Entre la mi-mars et mai, les hongrois et les tchèques se révoltent également. Dès le 15 mars un soulèvement à lieu à Buda et aboutit à un gouvernement provisoire qui revendique, et obtient, l’autonomie. La Hongrie ne garde qu’un simple lien avec le souverain autrichien, les magyars choisissent comme hymne la Marseillaise hongroise.
Les tchèques réclament également l’autonomie, ils sont à la pointe de l’esprit slave et réclament un congrès de tous les slaves.

3) Mouvements libéraux et unitaires en Allemagne

L’Allemagne est diverse, territorialement, politiquement, les souverains réagissent selon leurs moyens et selon l’attitude de leurs voisins. Certains rois, comme en Bavière, promettent des élections, celui-ci sera néanmoins contraint d’abdiquer en faveur de son fils à Munich.

A Berlin il faut attendre le 18 mars pour que se déclanche la révolution, la répression causera 250 morts. Le roi Frédéric Guillaume IV, changera d’avis quant à la marche à suivre pour s’incliner publiquement devant le corps des victimes, avant de prendre des ministres libéraux et d’accepter un parlement. Son entourage au contraire observe avec inquiétude ces concessions, ayant favorisé la répression.

A Francfort, la Diète de la Confédération est remplacée de fait par un Parlement National Allemand qui ouvrira ses débats le 18 mai.

4) Mouvements libéraux et unitaires en Italie

Le 17 mars à Milan, a lieu les « cinq journées » qui permettent de chasser les autrichiens, commandés par le Général Radetzky, de la ville. Dès le 4 mars le roi de Piémont accorde le Statuto, et le Pape Pie IX fait de même le 14 mars même s’il s’agit d’un texte plus modéré qui ne permet que d’introduire quelques laïcs dans l’administration et n’accepte qu’un suffrage censitaire. Le roi de Naples cédera également devant la révolution sicilienne.
Mais cela est insuffisant et ne permet pas l’unité en raison de l’obstacle autrichien, d’une révolution il faut passer à une guerre. Le 25 mars Charles Albert (roi de Piémont) déclare la guerre à l’Autriche. Mais quelle Italie unifiée faut il réaliser ? Une extension du royaume de Piémont ? Une fédération autour du Pape ? Une république ?

III) Les révolutions contenues, puis écrasées
1) Les Points faibles des révolutionnaires
Le retour à l’ordre a été rapide et l’échec général, cela s’explique par un certain nombre de points faibles des révolutionnaires.

En effet, il est à noter l’isolement et la fragilité des mouvements révolutionnaires au sein de leur nation, les élites étant en effet toutes hostiles, que cela soient les gradés de l’armée ou l’administration, celles-ci étaient en position de force.
Il n’y avait que peu d’instruits chez les révolutionnaires, la base sociale était insuffisante, les paysans étaient en effet très méfiants vis-à-vis des évolutions venues de la ville, et docile vis-à-vis de leurs anciens seigneurs, comme le montre Tocqueville, lucide, ou encore Bismarck, qui raconte dans ses mémoires comme il a maintenu ceux-ci sous son influence et les a armé contre les révolutionnaire.
De même il y avait un manque d’unité selon les idéaux de chacun, entre le bourgeois libéral, ceux qui ne souhaitaient qu’obtenir le droit de vote et les prolétaires qui souhaitaient une véritable république sociale.

Il faut également noter le manque de solidarité entre les nationalités, ce qui fut la grande force de l’Empereur d’Autriche, en effet les hongrois souhaitent fonder un état autonome, mais dans lequel les minorités croates et slovaques préfèrent un souverain autrichien, plutôt que hongrois. Les autrichiens sauront utiliser les rivalités nationales à leur profit, notamment chez les croates qui seront très sensible à la lutte contre la Hongrie.

2) Manque d’appui extérieur.
La France de 1849 n’est pas décidée à réitérer l’expérience de 1789 et le 4 mars, Lamartine, ministre des affaires étrangères, rompt avec la doctrine républicaine de la libération des nations et déclare que la France ne veut pas faire la guerre, ce qui divise les républicains français entre eux, jusqu’alors le nationalisme républicain était favorable aux guerres.

A cette politique nouvelle, une exception néanmoins, à Rome, où en mars 1849 est proclamée, plus tardivement que pour les autres révolutions, une République sous la forme d’un triumvirat entre Mazzini, Carlo Armellini et Aurelio Saffi.
Le Pape se réfugie à Naples et faits appel aux puissances catholiques (France et Autriche) pour le restaurer en ses états. En France, peut-on être pour sur des motifs différents, certains veulent restaurer le Pape, comme les conservateurs, d’autres souhaitent éviter que l’Autriche n’y aille en les devançant, pour promouvoir un compromis. Il s’avère néanmoins très vite que, une fois sur place, la position républicaine de l’intervention ne sera guère retenue et la seule exception aux propos de Lamartine est donc une intervention en faveur de la contre-révolution…

3) Défaites des italiens
La Guerre engagée, le 25 juillet 48 a lieu la défaire piémontaise à Custoza face à Radetzky qui peut donc réoccuper la Lombardie. Si l’armistice arrange les autrichiens, car cela leur permettre de s’occuper de leurs problèmes internes, les piémontais ne peuvent accepter de signer une paix humiliante, ce qui reviendrait à perdre la légitimité du roi en faveur de l’unité, d’où l’existence de partisans de la guerre malgré les risques que cela engendrerait.
A mesure que le temps passe, avec les évènements de Rome, compromettant l’idéal d’une Italie monarchique, le roi décide de poursuivre la guerre, préférant le martyr à la paix, il est battu de nouveau à Novare, le 23 mars 1849 et abdique le soir de la bataille en faveur de son fils Victor Emmanuel II pour que cette défaite, ainsi que les responsabilité de la guerre, n’entachent pas les chances d’une unité italienne autour du Piémont.
Cela n’est pas sans précédent, Ferdinant Ier en Autriche avait fait de même en décembre 1848 en faveur de son neveu François-Joseph Ier.

Si l’on retourne aux régimes précédents, la cause de l’unité a marqué les esprits et elle dévoile les difficultés qu’une République peut rencontrer, ainsi que la nécessité d’un soutien étranger.

4) Le retour à l’ordre en Allemagne et dans l’Empire d’Autriche
Après plusieurs mois, le 28 mars 1849, les partisans de la petite Allemagne l’emportent sur ceux de la grande Allemagne, la couronne du nouveau Reich ne pourra donc revenir à l’Empereur d’Autriche et le parlement de Francfort l’offre au roi de Prusse.

Le 27 avril 1849, celui-ci refusera pour plusieurs raisons, il ne souhaite pas un affrontement avec l’Autriche et est favorable à une solidarité idéologique auprès des princes allemands avec qui il ne souhaite pas s’aliéner malgré qu’ils soient plus proches de l’Autriche. Il souhaite que ce soit ces derniers qui le désignent comme Empereur, et non le suffrage universel.

Cela provoque l’arrêt de mort du parlement de Francfort, qui se verra bientôt disperser par les forces de l’ordre.
Malgré cela, le débat sur l’unité se poursuit en Allemagne, mais il n’y a pas de consensus chez les princes Allemands, c’est l’echec de la Prusse, d’autant que désormais l’Autriche a résolu ses problèmes avec la capitulation de Vilagos où les hongrois reconnaissant leur défaite.

L’Empereur mobilise donc ses troupes, et le roi de Prusse est contraint de se soumettre aux exigences autrichiennes à la capitulation d’Olmutz, qui est le dernier acte de la domination autrichienne sur l’Europe continentale.

Moltke (réformateur de l’armée prussienne) et Bismarck, ayant vécu très intensément les évènements, en tirent un enseignement sur l’utilisé des chemins de fer afin d’effectuer une mobilisation rapide, ainsi que de l’utilité du soutien des petits états allemands, en en déduisant qu’il faut faire une guerre contre un ennemi commun pour l’obtenir.